
L’introduction fait partie intégrante de tout travail scientifique. Elle introduit le sujet, exprime sa pertinence, donne des informations sur la question de recherche centrale et dessine la structure du texte. Il est donc important de maîtriser la rédaction de l’introduction. Pour vous faciliter la tâche, vous trouverez ici les informations et les conseils les plus importants.
Comment rédiger une introduction
Dans le contexte de travaux scientifiques, l’introduction est un texte avec des exigences particulières en termes de contenu et de structure. Elle introduit les lecteurs au travail et en déduit la question de recherche centrale. Cela se fait, au niveau du contenu par la description d’un problème scientifique existant, d’un phénomène nécessitant une analyse ou d’une question ouverte et, au niveau de la structure, par l’explication des étapes de travail.
Les travaux scientifiques nécessitent une posture de lecture particulière, des délimitations de contenu et de méthode ainsi qu’un intérêt manifeste et clair pour les connaissances. L’introduction est essentielle, car elle constitue le cadre de tout ce qui suit. Elle donne la première impression et pose les bases de la compréhension. Souvent, c’est en fonction de l’introduction que le lecteur décide de poursuivre sa lecture ou non. À notre époque où l’information est surabondante, il est indispensable de susciter rapidement l’intérêt des lecteurs. C’est pourquoi l’introduction peut servir d’outil efficace pour attirer l’attention et engager le lecteur émotionnellement ou intellectuellement.
En outre, elle sert à clarifier le contexte du travail. Elle indique non seulement le sujet, mais aussi pourquoi celui-ci est important ou pertinent. C’est essentiel pour la compréhension du lecteur, car cela l’aide à percevoir la signification du texte dans un contexte plus large.
La crédibilité de l’auteur peut également être renforcée par une introduction bien rédigée. Une introduction claire, précise et bien organisée signale au lecteur que l’auteur est compétent et qu’il a effectué des recherches approfondies sur le sujet. Il s’agit de la « première impression », qui donne souvent le ton pour la perception de l’ensemble du texte.
Contenu et longueur
Lors de la rédaction d’une introduction, il est utile de s’orienter selon les trois aspects partiels suivants :
Pertinence
• Sur quoi porte le travail ?
• Quelle est la valeur ajoutée de votre travail ?
Question de recherche
• À quelle question concrète répond-on ?
Marche à suivre
• Quelles méthodes utilisez-vous ?
• Comment est structuré votre travail ?
• Quel est l’objectif du travail ?
Vous pouvez relier organiquement les éléments entre eux, en déduisant de la situation problématique pertinente que la question de recherche « X » doit être clarifiée afin d’apporter des éclaircissements sur le sujet en question, ce qui nécessite à son tour des méthodes « Y » qui semblent particulièrement appropriées pour la raison « Z ».
Étapes préparatoires
Avant de commencer à écrire l’introduction, vous devez être conscient de l’ensemble du contenu de votre travail scientifique. Vous ne pouvez pas écrire d’introduction si vous ne disposez pas vous-même des connaissances nécessaires concernant la suite du texte.
C’est pourquoi il est logique d’écrire l’introduction à la fin. Ainsi, vous aurez déjà terminé l’ensemble de votre travail et vous pourrez écrire une introduction réussie. Vous pouvez donc considérer la rédaction de l’ensemble du travail comme une étape préparatoire à la rédaction de l’introduction.
Structure de l’introduction
L’introduction se divise en plusieurs parties qui traitent des différents contenus :
- Transition vers le sujet
- Pertinence du sujet
- Formulation de l’objectif
- Présentation de la question de recherche
- Méthodologie / démarche de la recherche
- Délimitation justifiée des questions traitées
- Structure du mémoire
Transition vers le sujet
Au début, vous devez créer une entrée en matière thématique et intéressante. Celle-ci peut être rédigée en prenant l’exemple d’un phénomène ou par une citation en rapport avec le sujet ou la mention d’un discours scientifique ou d’une certaine évolution que vous souhaitez examiner de plus près.
Pertinence du sujet
C’est ici que vous présentez la valeur ajoutée scientifique qu’apporte l’examen du sujet. Dans le cadre de votre thématique, vous décrivez une problématique à laquelle vous allez vous intéresser. Ceci est important afin d’indiquer l’intérêt du texte pour les spécialistes.
Formuler l’objectif
Ici, vous formulez un objectif concret que vous souhaitez atteindre avec votre travail. Cet objectif sert de point de repère par rapport auquel tout le travail doit être lu.
Présentation de la question de recherche
Lors de la rédaction de l’introduction, vous devez mettre en évidence votre question de recherche, qui est à la base de l’ensemble du travail. La question de recherche renseigne à propos de l’orientation de votre travail.
Méthodologie / démarche de la recherche
Par méthodologie, on désigne les méthodes en tant que structures d’analyse qui vous aident à faire des déclarations scientifiquement prouvées. L’indiquer est important afin de garantir la transparence quant à l’obtention de vos résultats.
Délimitation justifiée des questions traitées
Il s’agit ici de clarifier quel champ thématique est inclus ou non dans la réflexion scientifique.
Structure du mémoire
Vous décrirez ici les différentes étapes de votre travail afin de mettre en évidence leurs liens.
Longueur
Normalement, une introduction scientifique fait 1 à 2 pages si vous devez rédiger une introduction. Les travaux qui dépassent un volume total de 30 pages peuvent également disposer d’une introduction plus longue afin de compenser la complexité.
En général, 5 % à 10 % de la longueur totale sont considérés comme une longueur appropriée pour l’introduction.
Erreurs les plus fréquentes
Les erreurs les plus fréquentes lors de la rédaction de l’introduction proviennent de fausses promesses. Si une introduction affirme apporter des connaissances que le texte ne fournit pas ensuite, elle doit être adaptée en conséquence. En outre, certaines introductions ont tendance à généraliser des affirmations afin d’introduire le sujet. Il ne faut faire que des déclarations que le texte peut étayer. C’est-à-dire :
- ne pas faire de fausses affirmations sur le texte
- ne pas faire de déclarations généralisantes
- se concentrer sur les contenus pertinents
- ne pas effectuer d’analyse
Check-list
Grâce à cette check-list, vous réussirez à rédiger une introduction parfaite :
Préparation
- Identifier le groupe-cible : qui sont les lecteurs ?
- Définir l’objectif de l’introduction : que faut-il atteindre ?
Aspects liés au contenu
- Phrase d’introduction : la première phrase attire-t-elle l’attention et suscite-t-elle l’intérêt du lecteur ? Cela pourrait par exemple se faire par une citation.
- Contexte : des informations de base et le contexte général du sujet sont-ils fournis ?
- Importance du thème : les raisons pour lesquelles ce sujet est important ou pertinent sont-elles claires ?
- Question ou problème : la question ou le problème central est-il clairement présenté ?
- Objectif et intention : l’objectif du texte est-il clair ?
Structure et clarté
- Structure : l’introduction donne-t-elle un aperçu de la structure du texte qui suit ?
- Délimitation : les aspects qui ne seront pas traités ont-ils été indiqués ?
- Thèse ou argument principal : un point principal ou un argument est-il clairement formulé ?
- Transition : y a-t-il une transition efficace vers la partie principale ?
Révision
- Vérification : avez-vous coché tous les points de la check-list ?
- Peaufinage : suppression des mots ou des phrases inutiles ?
- Feedback : avez-vous demandé une analyse extérieure (par ex. amis, famille) et des ajustements ont-ils été effectués le cas échéant ?
Après avoir coché tous les points, vous devriez pouvoir écrire une introduction attrayante qui intéresse le lecteur à votre texte et le prépare de manière optimale.
Foire aux questions
L’introduction est la première partie du texte d’un travail scientifique. Elle donne un aperçu du contenu, de l’intérêt cognitif sous-jacent, de la structure du travail et de la méthode utilisée.
L’introduction d’un travail scientifique représente entre 5 % et 10 % de la longueur totale du texte. Cela correspond généralement à 1 à 2 pages.
Une excellente introduction doit éveiller l’intérêt du lecteur, poser le contexte pour le sujet, présenter la question centrale ou le problème principal et indiquer clairement l’intention du texte.
Elle commence souvent par une phrase qui attire l’attention et se termine par une thèse claire ou un argument principal. Pour la rédaction de l’introduction, il est également important de présenter brièvement la structure du travail afin que le lecteur sache à quoi s’attendre.
Une bonne introduction doit contenir :
- une phrase d’introduction qui éveille l’intérêt du lecteur,
- le contexte et des informations de base sur le sujet,
- la question centrale ou le problème principal, ainsi que
- l’intention ou la thèse du travail et
- la structure du travail.
Prenez en compte ces points lors de la rédaction de l’introduction.
Une bonne introduction aborde d’abord la pertinence du travail rédigé. Souvent, lors de l’écriture de l’introduction, il est fait référence à de nouvelles découvertes scientifiques, à des colloques ou à des discours sociétaux qui nécessitent une mise en perspective ou une solution. Il est également possible de choisir une citation en rapport avec le thème afin d’attirer l’attention.